Katmandou,
la capitale du Népal, est avant
tout un rêve. De l’imaginaire
hippie a l’œuvre de Barjavel,
son nom emplit les cœurs et les
songes de voyageurs venus du monde
entier. En pensant à Katmandou,
on imagine le gros village ferme,
niché dans une vallée
au creux des montagnes que découvrirent
les premiers hippies dans les années
50.
Dommage
que la chape de pollution empêche
aujourd’hui bien souvent de
voir l’Himalaya depuis la capitale.
Car en 40 ans s’est construit
autour du petit village de temples
en bois, une métropole qui
compte aujourd’hui 2 millions
d’habitants. Et Katmandou, enclavée
entre deux chaînes de montagnes,
n’a pas su comment accueillir
tout cet exode rural. C’est
pourquoi les banlieues sont un amoncellement
de battisses de fortune peu réussies
et les artères, trop étroites,
sont toujours embouteillées.
Cependant, Katmandou reste un endroit
charmant et dans nombre de ses quartiers
il fait bon se promener, ce qui est
rare dans une capitale du tiers-monde.
On peut encore y trouver dans les
ruelles étroites ou sur les
placettes ou trône toujours
un temple ou un autel cette flamme
d’inspiration qui brûlait
jadis et palpite encore et cette omniprésence
d’un dieu aux mille yeux qui
dort ici.